
18 avril 1988, la France perd un de ses plus grands humoristes. Pierre Desproges, anti-conformiste, décède d’un cancer à l’âge de 49 ans, alors qu’il est à l’apogée de sa carrière.
L’artiste, mauvais élève à l’école, fait divers petits boulots, après son retour du service militaire qu’il a effectué en Algérie. C’est Annette Kahn, une amie, qui le fait entrer comme journaliste au quotidien « L’Aurore ».
N’ayant jamais fait d’études de journalisme, il écrit de petits articles décalés et insolites qui vont lui permettre de se faire remarquer par Bernard Morrot, son chef de service. Devant son talent « piquant et corrosif », il lui confie une rubrique intitulée « Chats écrasés ». Mais, il se veut de plus en plus acide et manque de se faire licencier.
C’est alors que la télévision lui ouvre les portes et qu’il rejoint les équipes de Jacques Martin pour devenir chroniqueur dans « Le
petit rapporteur » de TF1. Il formera le duo inoubliable qu’on connaît avec le nom moins talentueux Daniel Prévost. Malheureusement, son manque de retenue fait qu’il est de plus en plus
« censuré » et il décide lui même de quitter l’aventure pour retourner au journal « L’Aurore ».
En 1978 et 1979, il anime l’émission hebdomadaire « Les parasites sur l’antenne » en duo avec Thierry Le Luron sur les ondes de France Inter. Puis il participera à la rédaction de
« Charlie Hebdo » avec sa chronique « Les étrangers sont nuls ».
Mais c’est entre 1980 et 1983, qu’il fait son grand retour en jouant le procureur du « Tribunal des flagrants délits », émission satirique de France Inter. Ses féroces réquisitoires
commencent invariablement par son célèbre : « Françaises, Français, Belges, Belges, public chéri, mon amour » pour se terminer par une sentence sans appel : « Donc
l'accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi ».
Puis en parallèle, il devient le monsieur Cyclopède dans sa chronique « La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède » qui selon ses dires, divise la France en 2 : « Les
imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n’aiment pas »
Il repose actuellement au cimetière du Père-Lachaise.
Voici un de ses reportages avec Daniel Prévost. Ils se rendent dans une boucherie pour connaître la recette du boudin blanc. Tout simplement irrésistible.
Crédit photo : Site officiel de Pierre Desproges
Crédit vidéo : Site de partage Dailymotion -
Publiée par Mozinor
Tout à fait d'accord avec Manu sur le cimetière du Père Lachaise : une ambiance très bucolique, qui varie selon la lumière des saisons... mais jamais, au grand jamais, morbide. Après ma balade entre les allées, qui m'a bien pris plusieurs heures, j'en suis ressortie toute apaisée. Etrange, non ? J'irai voir celui de Montmartre la prochaine fois si j'en ai l'occasion.
J'ai eu récemment une pensée émue pour cet homme grinçant, dérangeant, mais néanmoins génial (selon moi), lors de ma visite du Père Lachaise... Ciao l'artiste, comme tu dis !
Un grand lieu de pèlerinage ce cimetière, je ne savais pas que ça attirait autant les foules... Il y a eu un très bon reportage en 5 parties toute la semaine dans le JT de 13H sur France 2. J'irai
donc lors de mon prochain séjour à Paris visiter ce lieu...